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Éditorial – Novembre 2017

Attention ! Fermeture de Ohm les 9 et 10 novembre, puis du 28 novembre au 05 décembre.
Ces jours-là, il n’y aura ni conseil téléphonique, ni expédition de produits. En tenir compte pour vos commandes de novembre !

Les animaux sont-ils « bio-indicateurs » ?

Notre perception des relations entre tous les êtres vivants constituant l’écosystème planétaire doit évoluer au plus vite.
Il n’y a pas de « mauvaises herbes », il n’y a pas de « parasites », ailleurs que dans nos interprétations, nos croyances et préjugés, fonction de nos façons de voir ou de ne pas voir, d’observer ou d’ignorer, de craindre ou d’accueillir, de concevoir et d’imposer notre confort aux dépens d’équilibres plus vastes et infiniment plus complexes.
Il n’y a ni « mauvaises herbes » ni « parasites », il n’y a que des écosystèmes plus ou moins riches en biodiversité, plus ou moins proches de l’équilibre entre les différents éléments constitutifs, plus ou moins modifiés par les agissements humains.
Notre façon de percevoir les relations entre tous les êtres vivants ne constitue pas, ou pas seulement, une approche philosophique, qui consisterait seulement à choisir une « vision du monde », en fonction de notre sensibilité, de nos désirs, de nos attentes. Modifier notre façon de percevoir, et d’agir dans le monde, n’est pas répondre à une mode passagère, mais apporter une réponse lucide à une urgence écologique majeure qui concerne toute l’humanité, et avec elle tous les règnes du vivant en coévolution. Bienvenue dans l’Anthropocène !

Gérard Ducerf a écrit trois volumineux ouvrages à propos des « Plantes bio-indicatrices ». De quoi s’agit-il ? Les plantes bio-indicatrices sont des végétaux qui apparaissent spontanément, se développent, voire envahissent une prairie, une pâture, et donnent ainsi des indications très précieuses sur les qualités et défauts du sol.
Le sol est un énorme réservoir de graines. Ces graines ne germent pas tant que des conditions particulières ne sont pas réunies. Elles sont dites « en dormance ». Une fois les conditions particulières réunies, la levée de la dormance s’effectue : les graines germent. Les conditions particulières à la levée de la dormance des graines sont la géologie, le climat, l’hydrologie (le cycle de l’eau), l’environnement végétal et le sol. A ces facteurs il convient de rajouter bien sûr la présence animale, sauvage et domestique, et la présence humaine, avec toutes les conséquences que cela implique.
Ainsi, ces plantes peuvent nous indiquer très précisément quelles sont les caractéristiques de l’écosystème concerné. Bien plus, l’apparition spontanée de ces espèces ou variétés végétales, méconnues, dénigrées par ignorance, combattues comme non comestibles ou toxiques, est en fait la meilleure réponse possible apportée par l’écosystème aux déséquilibres du moment (asphyxie, compactage, surpâturage, intoxication par l’agrochimie et la pharmacochimie …), la solution la plus adaptée pour régénérer des sols épuisés, maltraités, empoisonnés.

Dès lors, une question s’impose : les animaux seraient-ils eux aussi « bio-indicateurs » ? Des espèces disparaissent, d’autres prolifèrent, certaines porteuses de micro-organismes pour le moins préoccupants (tiques). Et qu’en est-il des animaux « d’hommestiques » (Lacan). Qu’en est-il des équidés ? Qu’en est-il de leurs besoins fondamentaux ? Leur mal-être, leurs maladies, peuvent-ils nous donner des indications précises et précieuses sur la qualité des environnements dans lesquels nous leur imposons de vivre ? La réponse, bien évidemment, est oui ! Et les conséquences quant aux façons d’élever, nourrir, soigner, sont dès lors considérables. Cette bio-indication, nous pourrions la nommer aussi « le sens de la maladie ».

Si les plantes et les animaux sont bio-indicateurs, leurs maladies révélatrices des dysfonctionnements profonds du climat et des écosystèmes à l’échelon planétaire, alors qu’en est-il de nos propres maladies, qu’en est-il de l’humain bio-indicateur ? Oui, bienvenue dans le nouveau monde, bienvenue dans l’Anthropocène !

A suivre … de très près !

Eric Ancelet
Docteur Vétérinaire
Les heures et jours de conseil téléphonique sont de 9h à 13h du mardi au vendredi.
Attention ! Fermetures de Ohm les 9 et 10 novembre, puis du 28 novembre au 05 décembre.

Anciens éditoriaux

Une approche globale, respectueuse de l’environnement

caresseNous proposons une approche évolutive de la médecine équine, proche de la permaculture, respectueuse de la biodiversité, du vivant multiple et de ses rythmes. Notre quête est de générer, préserver, restaurer la santé de l’individu dans un environnement optimisé, plutôt que désigner et éradiquer des boucs émissaires dans l’espoir de voir disparaître une « maladie », avec ce que cela implique de séquelles, d’effets secondaires, de dommages collatéraux pour l’animal lui-même, son écosystème, la planète. Supprimer un signe, un symptôme est un acte vain, si les causes profondes des déséquilibres ne sont pas décelées, comprises, et supprimées.

Une vocation centrée sur le cheval, au service de toutes les espèces en coévolution

cheval-camargue  Notre travail est avant tout de proposer un savoir vivre avec, un savoir faire sans effets indésirables, l’expérience d’un vétérinaire, un service de conseil pour une approche globale de la santé, avec une spécialisation exclusivement équine. Cet accompagnement s’appuie sur une gamme de suppléments nutritionnels destinés à maintenir équilibre et bien-être quels que soient les lieux de vie et les fluctuations environnementales.

Haut de gamme

La gamme des Ohm’s est née d’une collaboration entre Claudine Luu, pharmacienne spécialiste des plantes, et Éric Ancelet, Docteur Vétérinaire. Elle est élaborée par le laboratoire PhytoFrance, à partir de substrats naturels issus de la cueillette ou de culture biologique.